Recevoir l’annonce qu’une stomie est nécessaire, même temporairement, est souvent un choc émotionnel. Beaucoup de patients craignent un changement radical de leur vie. Pourtant, avec les bons conseils et un accompagnement adapté, il est possible de continuer à vivre pleinement — et même d’oublier la stomie au quotidien.
Une stomie est une ouverture créée chirurgicalement sur l’abdomen pour permettre à l’intestin d’évacuer les selles.
Elle peut être :
Lorsqu’elle est temporaire, elle est souvent mise en place pour :
La stomie est refermée lors d’une seconde intervention, prévu à partir de 6 semaines jusque 6 mois après la première chirurgie, en fonction de la pathologie, de la cicatrisation et du patient.
“Au début, j’avais peur de sortir de chez moi. Mais avec l’aide de l’infirmière stomathérapeute que j’ai rencontré à l’hopital, j’ai trouvé le bon matériel. Aujourd’hui, je fais mes courses et je vois mes amis comme avant.” – Marc, 58 ans, iléostomie temporaire.
“Je pensais que ce serait la fin de ma vie sociale… c’était ma crainte principale! En réalité, ça m’a donné une deuxième chance. La stomie a permis à mon corps de guérir. Et oui, on peut aller au restaurant, voyager, et même faire du sport !” – Claire, 42 ans, colostomie temporaire.
Une stomie temporaire peut être source de stress et d’isolement, mais il existe de nombreuses ressources :
Parler, échanger et partager ses expériences aide à reprendre confiance.
Lorsque la stomie est retirée, il faut parfois quelques semaines pour que l’intestin retrouve un fonctionnement normal.
Une rééducation du transit et des conseils diététiques peuvent faciliter cette étape.
En tant que chirurgien digestif ayant travaillé en centre universitaire et avec une vaste expérience dans ce domaine, j’ai accompagné de nombreux patients porteurs d’une stomie temporaire. Mon rôle est de :
💬 Message clé :
Une stomie temporaire n’est pas la fin d’une vie normale. C’est souvent une étape pour permettre au corps de guérir, avant de reprendre le cours de ses activités sans restriction.




