Chirurgie oncologique

1. Maladie du colon et du rectum

1.A. Cancer du côlon et du rectum

Il s’agit de l’un des cancers les plus fréquents en France ou en Belgique, mais il peut être guéri s’il est détecté à un stade précoce, notamment grâce au dépistage.

Le cancer colorectal se développe à partir des cellules de la muqueuse qui tapissent la paroi interne du côlon ou du rectum.

Certaines personnes sont plus à risque de développer un cancer colorectal :

  • Les adultes de plus de 50 ans Ceux ayant des antécédents familiaux de cancer colorectal
  • Les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), comme la rectocolite hémorragique ou la maladie de Crohn
  • Les individus ayant un mode de vie à risque : alimentation pauvre en fibres et riche en viandes rouges ou transformées, sédentarité, tabac, consommation excessive d’alcool

Le diagnostic repose sur plusieurs examens permettant de confirmer la présence d’une tumeur et d’en évaluer l’extension :

  • Coloscopie avec biopsie : examen de référence pour visualiser l’intérieur du côlon et prélever un échantillon de tissu tumoral
  • Scanner thoraco-abdomino-pelvien (TAP) : pour rechercher une éventuelle extension du cancer
  • IRM pelvienne : principalement utilisée en cas de cancer du rectum
  • Bilan sanguin avec marqueurs tumoraux : tels que le CEA ou le CA 19-9, utiles surtout pour le suivi post-traitement

Le traitement dépend de plusieurs facteurs : stade du cancer, localisation exacte de la tumeur et état de santé général du patient. La chirurgie à une place centrale dans le traitement curatif de ces cancers.. Elle consiste à retirer la portion atteinte du côlon ou du rectum, en emportant les ganglions lymphatiques de la zone concernée. On parle alors de :

  • Hémicolectomie droite ou gauche
  • Colectomie segmentaire ou totale
  • Proctectomie (si le rectum est atteint)

L’analyse de ces ganglions a une influence sur le suivi postopératoire et les traitements complémentaires éventuels (chimiothérapie, radiothérapie...).

Le suivi régulier est essentiel pour :

  • Surveiller l’évolution de la santé après traitement.
  • Détecter précocement une éventuelle récidive.

Il comprend :

  • Des consultations médicales régulières (examen clinique, bilans sanguins) ;
  • Une surveillance par coloscopie ;
  • Une imagerie de contrôle (échographie, scanner ou IRM) ;
  • Un accompagnement global : soutien nutritionnel, activité physique adaptée, et suivi psychologique si nécessaire.
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1.B. Diverticulite

La diverticulite est une maladie courante du côlon qui touche surtout les adultes et peut entraîner des douleurs et des troubles digestifs.

La diverticulite est une inflammation ou une infection de petites poches appelées diverticules, qui se forment dans la paroi du côlon. Elle survient dans un contexte de diverticulose, une affection fréquente surtout après 50 ans.  Ce n’est pas un cancer, mais lors du bilan, il est essentiel d’éliminer un cancer colorectal, car les symptômes peuvent parfois être similaires.

La diverticulite touche plus souvent les personnes présentant certains facteurs de risque :

  • Âge supérieur à 50 ans
  • Constipation chronique
  • Surpoids ou obésité
  • Sédentarité

Cependant, la diverticulite peut aussi apparaître en dehors de ces facteurs. La cause exacte est souvent multifactorielle.

En cas de suspicion de diverticulite, un bilan est réalisé pour évaluer la gravité et éliminer les complications. Celui-ci comprend :

  • Une prise de sang : recherche de signes d’inflammation (CRP élevée, globules blancs augmentés)
  • Un scanner abdomino-pelvien : examen de référence pour poser le diagnostic et rechercher une éventuelle complication
  • Une coloscopie à réaliser 6 à 8 semaines après l’épisode aigu, afin de vérifier l’état de la muqueuse colique et exclure un cancer

Le traitement dépend de la forme de la diverticulite :

  • Diverticulite simple (non compliquée) :
  • Régime sans résidus, bonne hydratation
  • Antibiotiques (selon la gravité)

Surveillance à domicile ou en hospitalisation courte selon les cas Diverticulite compliquée (abcès, fistule, perforation, péritonite) :

  • Hospitalisation
  • Drainage radiologique des abcès si besoin
  • Chirurgie d’urgence dans les cas les plus graves

Une intervention chirurgicale peut être envisagée à distance de l’épisode aigu :

  • En cas de récidives fréquentes
  • Si des douleurs persistantes gênent la qualité de vie
  • Ou si une complication durable est identifiée (sténose, fistule, etc.)

Cette décision se prend en consultation, au cas par cas, en fonction de vos symptômes et de vos antécédents.

diverticulite

2. Cancer du pancréas

Bien que moins fréquent que d’autres cancers, le cancer du pancréas reste une maladie grave qui nécessite une prise en charge spécialisée.

Le cancer du pancréas est une maladie qui se développe à partir des cellules du pancréas, le plus souvent dans sa partie exocrine. Le type le plus fréquent est l’adénocarcinome canalaire. C’est un cancer souvent silencieux à ses débuts, ce qui explique qu’il soit fréquemment diagnostiqué à un stade avancé. Une prise en charge rapide, spécialisée et coordonnée est donc essentielle.

Certaines personnes présentent des facteurs de risque particuliers :

  • Âge supérieur à 60 ans
  • Antécédents familiaux de cancer du pancréas
  • Pancréatite chronique
  • Diabète, notamment s’il est de survenue récente
  • Tabac (facteur de risque majeur)

Plusieurs examens sont nécessaires pour confirmer le diagnostic et évaluer l’extension de la maladie :

  • Échographie abdominale : souvent le premier examen réalisé
  • Scanner thoraco-abdomino-pelvien (TDM TAP) : permet de localiser la tumeur et évaluer son extension locale et à distance
  • IRM pancréatique ou cholangio-IRM : utiles pour visualiser les voies biliaires et le canal pancréatique
  • Écho-endoscopie avec biopsie : examen clé pour obtenir un prélèvement de la tumeur et confirmer le diagnostic
  • Bilan sanguin :
    • Marqueurs tumoraux (notamment CA 19-9)
    • Bilan hépatique
    • Glycémie

La stratégie de traitement dépend de plusieurs éléments : stade du cancer, état général du patient, localisation de la tumeur (tête, corps ou queue du pancréas).

Lorsque la chirurgie est possible, elle représente le traitement de référence :

  • Tumeur de la tête du pancréas : on réalise une duodénopancréatectomie céphalique (appelée aussi procédure de Whipple)
  • Tumeur du corps ou de la queue : on propose une pancréatectomie gauche

Ces interventions sont complexes, nécessitent une prise en charge dans des centres spécialisés, et sont souvent associées à d'autres traitements (chimiothérapie, parfois radiothérapie).

Le suivi post-thérapeutique permet de surveiller la réponse au traitement et de détecter rapidement une éventuelle récidive. Il comprend :

  • Consultations régulières
  • Examens d’imagerie (scanner, parfois IRM)
  • Contrôle des marqueurs tumoraux (CA 19-9)
  • Bilan nutritionnel : le risque de perte de poids, de dénutrition ou de diabète secondaire est fréquent
  • Accompagnement psychologique et soins de support selon les besoins
pancréas

3. Cancer de l'estomac

Le cancer de l’estomac est aujourd’hui moins fréquent qu’autrefois, notamment grâce à une alimentation plus équilibrée, une meilleure conservation des aliments et un meilleur traitement de certaines infections de l’estomac. Il reste toutefois une maladie sérieuse qui nécessite une prise en charge spécialisée.

Le cancer de l’estomac est aujourd’hui moins fréquent qu’autrefois, notamment grâce à une alimentation plus équilibrée, une meilleure conservation des aliments et un meilleur traitement de certaines infections de l’estomac. Il reste toutefois une maladie sérieuse qui nécessite une prise en charge spécialisée.

Certaines personnes présentent des facteurs de risque particuliers :

  • Âge supérieur à 60 ans
  • Infection chronique par la bactérie Helicobacter pylori
  • Antécédents familiaux de cancer de l’estomac
  • Tabac, alcool
  • Alimentation très salée ou pauvre en fruits et légumes
  • Présence de certaines maladies de l’estomac (gastrite chronique, anémie de Biermer, polypes gastriques)

Plusieurs examens permettent de poser le diagnostic et d’évaluer l’étendue de la maladie :

  • Fibroscopie œsogastroduodénale (FOGD) : examen essentiel pour visualiser la tumeur et effectuer des prélèvements (biopsies)
  • Scanner thoraco-abdomino-pelvien (TDM TAP) : pour rechercher une éventuelle extension à d’autres organes
  • Echo-endoscopie (dans certains cas) : permet d’évaluer la profondeur de la tumeur
  • Bilan sanguin complet recherchant une anémie, bilan hépatique, marqueurs tumoraux

La stratégie de traitement dépend de plusieurs facteurs : stade de la maladie, localisation de la tumeur, état général du patient.

Si la chirurgie est possible, elle représente le traitement principal :

  • Gastrectomie partielle ou totale, avec retrait des ganglions voisins

Cette chirurgie est souvent associée à :

  • Chimiothérapie, parfois avant et après l’opération
  • Parfois, un traitement ciblé (selon les caractéristiques de la tumeur)

Ces traitements doivent être réalisés dans un centre spécialisé, après une discussion en réunion multidisciplinaire.

Le suivi post-traitement est essentiel pour surveiller l’évolution et prendre en charge les effets secondaires :

  • Consultations régulières
  • Imagerie (scanner, parfois IRM ou PET-scan)
  • Surveillance de l’état nutritionnel (carences possibles après chirurgie gastrique)
  • Accompagnement psychologique, soins de support si nécessaire
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Docteur Kalaji - Chirurgien digestif – Spécialiste en chirurgie bariatrique et oncologique, coelioscopique et robotique. Consultations à Bruxelles (Berchem-Sainte-Agathe) et dans le Hainaut (Lobbes, Jolimont, Binche)

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