Le cancer colorectal est de plus en plus fréquent en Belgique. Il s’agit de la 2ème cause de décès sur cancer, alors qu’il pourrait être évité dans de nombreux cas grâce au dépistage précoce. Pourtant, de nombreuses personnes ignorent encore à quel moment se faire dépister, ou hésitent par peur ou par gêne. Cet article vise à vous informer clairement sur l’âge du dépistage, les méthodes utilisées, et surtout, pourquoi ce geste simple peut sauver des vies.
Le cancer colorectal (du côlon et du rectum) évolue lentement, souvent sans symptômes au début. Il prend généralement naissance à partir de petits polypes bénins, qui peuvent se transformer en cancer au fil des années. Repérés à temps, ces polypes peuvent être retirés simplement lors d’une coloscopie, avant qu’ils ne deviennent dangereux. S’il ne sont pas résécable durant la coloscopie, l‘intervention chirurgicale sera alors discutée.
Le dépistage permet donc d’intervenir avant même que le cancer ne se développe.
En Belgique, le dépistage organisé s’adresse :
Chaque personne dans cette tranche d’âge reçoit par la poste un kit de dépistage gratuit, appelé test immunologique fécal (FIT).
Le test de dépistage analyse la présence de sang invisible dans les selles, un des premiers signes de lésion intestinale.
Il se fait à domicile, de manière simple et rapide :
➡️ Si le test est négatif : pas de sang détecté, on refait le test après 2 ans.
➡️ Si le test est positif : une coloscopie est recommandée pour vérifier l’origine du saignement.
Dans certains cas, le dépistage doit commencer plus tôt, notamment si vous avez :
De plus, certains symptômes doivent vous amener à consulter rapidement, même avant 50 ans :
Le test est gratuit, non douloureux, confidentiel, et pourtant, plus de 40 % des personnes ne le font pas.
Le taux de participation est encore trop faible en Belgique.
Pourtant, plus le cancer est détecté tôt, plus les chances de guérison sont élevées : jusqu’à 90 % de survie à 5 ans si pris en charge à un stade précoce.
En tant que chirurgien digestif formé et ayant exercé dans un centre universitaire, j’ai pris en charge de nombreux cas de cancer colorectal, du diagnostic à la chirurgie spécialisée. Je mets aujourd’hui cette expérience au service de mes patients, avec une approche humaine et personnalisée.




